Version : 1.1
Poids : 180 Ko
Dépendances : Aucune
Mise à jour : 22 octobre 2026
Licence : MIT · CC BY-NC-SA 4.0

À propos

A Fly Like Thee est un plugin open source écrit en JavaScript et PHP. Une fois installé, il détecte le passage des robots d’intelligence artificielle sur votre site et fait apparaître une mouche sur la page visitée. Plus les robots sont nombreux, plus les mouches le sont.


Chaque jour, votre site reçoit la visite de robots. Certains sont utiles : les moteurs de recherche indexent vos pages et vous renvoient des lecteurs. D’autres collectent vos contenus (textes, images…) pour entraîner des modèles de langage et alimenter leurs réponses, sans votre consentement. A Fly Like Thee s’occupe uniquement de ces derniers. Google, Bing et les autres moteurs de recherche continuent de lire votre site normalement, votre référencement n’est pas affecté.


Quand un robot d’IA est reconnu, il ne reçoit pas votre page. Le plugin lui sert à la place quatre vers de William Blake : « Am not I / A fly like thee? / Or art not thou / A man like me? ». Vos visiteurs, eux, voient le site comme d’habitude, avec une mouche en plus. Chaque mouche correspond à un robot. Elle marche sur la page, s’arrête, se frotte les pattes, s’écarte si le curseur approche et s’envole s’il insiste. Quelques minutes après le départ de son robot, elle s’en va à son tour. Une page très fréquentée par les robots peut en accueillir une douzaine ou plus.


Les mouches de cette page sont une démonstration : aucun vrai robot ne se cache derrière. Le curseur en bas de page change leur nombre, et la case « Mouches seules » masque le texte pour les regarder seules.

Installation

L’installation prend quelques minutes. Le plugin doit fonctionner sur le serveur : c’est le seul endroit où les robots se laissent voir. Quatre versions sont disponibles.

Type Lien Paramètres
Manuel
(PHP 7.4 +)
Télécharger Deux lignes à ajouter, en haut et en bas des pages.
Kirby
(v. 3 +)
Télécharger Copiez le dossier a-fly-like-thee dans site/plugins/.
WordPress
(v. 5.6 +)
Télécharger Dans ‘Extensions’, choisissez ‘Ajouter une extension’, puis ‘Téléverser une extension’, sélectionnez l’archive et activez-la.
Node
(v. 18 +)
Télécharger app.use(flyLikeThee({...}))

Réglages

Les valeurs par défaut conviennent à la plupart des sites. Le plugin fonctionne dès son installation, sans aucun réglage. Chaque archive téléchargée contient un fichier README qui explique où et comment modifier ces options pour votre plateforme.

Option Par défaut Rôle
date null (toujours) Le jour où l’œuvre existe. Par défaut, toujours. Pour la limiter à un jour ou à une période, indiquez une date ('2026-10-15'), une liste de dates ou une période ('2026-09-22/2026-10-22'). En dehors de ces jours, rien n’est enregistré ni affiché.
life '10 minutes' Rémanence : combien de temps la mouche reste après le départ de son robot. En secondes ou en toutes lettres ('30 seconds', '2 hours').
max 12 Nombre maximum de mouches affichées. Les robots les plus récents passent en premier.
scope 'page' 'page' : chaque page montre les robots qui l’ont visitée. 'site' : toutes les pages montrent tous les robots.
identity 'instance' 'instance' : une mouche par robot et par adresse IP (un crawler qui travaille depuis 30 machines = 30 mouches). 'agent' : une mouche par nom de robot.
type null (tous) Ne montrer que certains robots, par exemple ['ai-training', 'ai-search', 'ai-assistant'].
rate 40 Pages par minute venant d’une même adresse qui trahissent une machine. false pour désactiver.
ipHeader null Derrière Cloudflare ou un proxy : 'HTTP_CF_CONNECTING_IP', 'HTTP_X_FORWARDED_FOR'…
log false Garder un journal CSV mensuel de chaque visite de robot (sans adresse IP).

Robots reconnus

Une mouche apparaît pour les robots ci-dessous. La liste est tenue dans le code source et mise à jour à mesure que les opérateurs publient de nouveaux noms.

Robot Opérateur Usage
GPTBot OpenAI Entraînement de modèles
OAI-SearchBot OpenAI Recherche dans ChatGPT
ChatGPT-User OpenAI Pages consultées à la demande d’un utilisateur
ClaudeBot Anthropic Entraînement de modèles
Claude-SearchBot Anthropic Recherche
Claude-User Anthropic Pages consultées à la demande d’un utilisateur
CCBot Common Crawl Archive ouverte du web, très utilisée pour l’entraînement
PerplexityBot Perplexity Index de recherche
Perplexity-User Perplexity Pages consultées à la demande d’un utilisateur
Bytespider ByteDance Entraînement de modèles
Meta-ExternalAgent Meta Entraînement de modèles

Les robots des moteurs de recherche ne sont pas comptés : Googlebot, Bingbot, DuckDuckBot, Applebot. Ils indexent une page et lui envoient des lecteurs en retour. Certains cas sont ambigus. Bingbot alimente aussi Microsoft Copilot, et les réponses d’IA de Google puisent dans l’index de Googlebot. Google-Extended et Applebot-Extended ne sont pas des robots mais des jetons de refus pour robots.txt : ils n’apparaissent dans aucune requête.

Comment ça marche

À chaque visite, le plugin regarde qui demande la page. Les robots se présentent d’eux-mêmes : chaque requête porte un nom (GPTBot, ClaudeBot…). Pour les principaux robots, le plugin vérifie aussi leur provenance, afin de ne pas se laisser tromper par un visiteur qui emprunterait leur nom. Il observe enfin le rythme de lecture : au-delà de 40 pages par minute depuis une même adresse, aucun humain ne lit aussi vite, le visiteur est traité comme une machine.


Si le visiteur est un humain ou un moteur de recherche, rien ne change : il reçoit votre page normalement. Si c’est un robot d’IA reconnu, le serveur lui répond avec une page différente, qui ne contient que les quatre vers de Blake. Cette technique, qui consiste à servir un contenu différent selon le visiteur, s’appelle le cloaking. Le passage du robot est noté, avec son nom et la page visitée. De leur côté, vos pages consultent le serveur toutes les 20 secondes pour savoir quels robots sont passés récemment. Pour chacun, une mouche apparaît. Elle reste dix minutes après le départ de son robot, puis s’envole. Les robots les plus récents passent en premier, dans la limite de douze mouches par page. Tous ces chiffres se modifient dans les réglages.


Les mouches ont été modélisées en 3D d’après Musca domestica, la mouche domestique, puis animées image par image. Elles marchent comme les insectes, en trépied alterné, à environ deux longueurs de corps par seconde, et tournent en marchant, jamais sur place. À l’arrêt, elles se frottent les pattes avant, puis les pattes arrière, marquent une pause, recommencent, bougent la tête, battent d’une aile. Chacune naît avec l’un de sept caractères (timide, sociable, amoureuse, nerveuse, placide, maniaque ou curieuse), qui règle sa façon de marcher, de s’arrêter et de réagir. Une mouche amoureuse suit sa partenaire. Approchez le curseur d’une mouche : elle s’écarte. Insistez : elle s’envole. Faire défiler la page les fait sursauter.


Note : Aucune adresse IP n’est conservée. Si vous activez le journal, le plugin tient un fichier CSV mensuel des passages de robots, sans adresse IP. Les mouches sont des images au format WebP. Elles n’apparaissent pas sur Safari 14 et ses versions antérieures, installées sur certains anciens Mac.

Mention

Vos visiteurs se demanderont peut-être d’où viennent ces mouches. Si vous souhaitez l’expliquer, vous pouvez copier l’une de ces phrases sur votre site, par exemple dans le pied de page ou les mentions légales.

  • Texte : Ce site accueille A Fly Like Thee, une œuvre d’Olivier Jonvaux : chaque mouche est un robot d’IA venu lire nos pages.
  • HTML : <p>Ce site accueille <a href="https://a-fly-like-thee.webresidencies.akademie-solitude.de/fr">A Fly Like Thee</a>, une œuvre d’Olivier Jonvaux : chaque mouche est un robot d’IA venu lire nos pages.</p>

Crédits

A Fly Like Thee a été réalisé par Olivier Jonvaux dans le cadre des Web Residencies n°22, « Ignore All Previous Instructions », de l’Akademie Schloss Solitude, sous le commissariat de !Mediengruppe Bitnik.

  • Conception et développement : Olivier Jonvaux
  • Commissariat : !Mediengruppe Bitnik
  • Coordination : Sarah Donderer, Akademie Schloss Solitude
  • Texte critique : Marion Zilio, Flybots (2026)
  • Poème : William Blake, The Fly, extrait de Songs of Experience (1794)

Merci à Marion Zilio à qui les mouches doivent leurs caractères, à Sarah Donderer et à toute l’équipe de l’Akademie Schloss Solitude, à !Mediengruppe Bitnik, à Grayson Earle, à Cédric Pierre, ainsi qu’aux autres résidents des Web Residencies n°22 : Herdimas Anggara, automatonomy.net, Tara Kelton, Mahoutondji Kinmagbo et Lucia Rebolino.


© 2026 Akademie Schloss Solitude, Stiftung des öffentlichen Rechts, Stuttgart, et Olivier Jonvaux.